Jeudi 15 octobre 2009
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05:07
Ça y est. On est arrivé au bout du road trip... Mais pas du trip ! Reste trois jours à Seattle, Washington.
Même 5 semaines, ça passe très vite, trop vite, malgré les 10 418 kms de bitume, les nombreux autres à déambuler durant les différentes étapes citadines, les 1 108 litres d'essence brûlés (désolé
Pachamama) et les litres de bière, coca et autres moutain dew, ou dr pepper avalés. Ne parlons pas du régime alimentaire déjà largement abordé dans de précédents posts :)
Les deux derniers stops nous ont encore bien dévissé la tête.
Portland, Oregon, est surprenante à plus d'un titre. D'abord par le nombre de homeless dans la rue. Encore bien plus qu'à San Francisco, la crise semble, au moins en apparence, avoir fait ici
beaucoup de dégâts. Les plus gros employeurs y sont l'industrie textile (Nike, Columbia, Adidas) et High-tech (Intel notamment).
Ensuite par son architecture, allant de gros buildings en passant par des blocs de brique rouge avec escaliers de secours, aux vieilles maisons carton patte dont on imagine qu'elles s'envoleront au
premier coup de vent.
Située sur la Columbia river, Portland est coupée en deux entre le downtown et quartier des affaires d'un côté, concentration de bureaux, bars, restaurants et magasins (et désœuvrés), et l'autre
rive beaucoup plus résidentielle. Dans certaines rues (on a une nouvelle fois beaucoup marché..) situées à moins de 15 minutes à pieds du downtown, on se serait cru dans un petit hameau de
campagne. Les deux parties étant séparées par d'immenses ponts d'acier qui offrent, quand traversés à pieds, une vue imprenable sur la ville.
L'étape s'est achevée par une soirée très cosy au Jimmy Mak's, où se produisait un septet local ! Ils étaient plus nombreux 'on stage' que dans la salle... Ambiance intimiste assurée !
Ensuite Seattle, ville qui a vu naître les gros Microsoft et Starbucks et dont un des principaux employeurs est boeing avec l'usine d'Everett. On vient juste d'arriver (ce mercredi midi), après 300
kms dans des conditions dantesques. Sur la fin, et heureusement qu'Alban est un pilote, on a failli partir plusieurs fois en aqua-planning sur l'intestate 5, tout ça avec une visibilité quasi nulle
lors du dépassement des nombreux camions (merci US, pays du fret par la route). Le choix d'un revêtement à la capacité de drainage quasi nulle nous a semblé assez douteux compte tenu du niveau
d'humidité élevé de cette partie des US, mais bon... Il en fallait plus pour déstabiliser un conducteur habitué à la Bretagne (mais non, en Bretagne, il ne pleut que sur les cons...).
Ici, on compte refaire le match, se préparer psychologiquement au retour à la maison, tâter un peu du concert Grunge et jazz, certainement beaucoup marcher si comme cette après-midi, le soleil sort
de sa tanière en même temps que nous (lucky boys, ou dois je dire lucky slipboyz :).
A plus ! Et même à bientôt en vrai :)